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Le Rock'n'Roll a frappé Paris

October 6, 2017

 

::: PANAME ROCK'N'ROLL REVUE ED.1 :::

 


Pour cette première édition du Paname Rock’n’roll Revue organisée par Francis Viel, l’équipe de Iuris s’est pacifiquement rendu à la Mécanique Ondulatoire (Paris) pour trois jours de musique underground.


 

 


Jour 1 : Jeudi 07. 09 - La Mécanique ondulatoire. Paris-Bastille
Une ruelle sombre, un étrange repaire de rockers… « Dans quelle sale histoire me suis-je encore embarqué ?» me demandai-je. J’arrive devant le bar, mes yeux se lèvent. « La mécanique ondulatoire ? Serait-ce un laboratoire clandestin de méthamphétamine ? ». Quoiqu’il en soit, c’est un bien joli nom pour un bien joli bar duquel émane un esprit bon enfant, ce Paname Rock'n’roll revue semble avoir trouvé l’endroit parfait pour sa kermesse.

Je pénètre le bar, son entrée est bien gardée mais la température est bonne (24° C). Un Gin'to pour Gin'to (votre serviteur), un brin de causette avec le barman et voilà déjà que les ennuis commencent : Les Whacks ont déclarés forfait en raison de diverses blessures. C’est en tout logique que l’équipe médicale se propose de les remplacer. Faites place au Dr Chan.

Me voilà dans ce qui semble être la salle d’attente d’un sinistre praticien charlatan. L’accueil n’y est pas des plus chaleureux alors, sans mettre de gant, il se lance dans une opération à risque. La fièvre commence à monter « Que m’arrive-t-il ? Est-ce le tonic de ma boisson ? Ai-je été drogué à mon insu par un héros des temps modernes ? ». A peine le temps de compter jusqu’à 10, et je comprends alors que leur musique commence à faire effet.

Je sens les scalpels crasseux de leurs riffs incisifs qui commencent à m’ouvrir et me prennent aux tripes. Il y a comme un parfum d’esprit jeune, un brouhaha de révolte joyeuse. Si j’étais vraiment paranoïaque, je dirais qu’ils administrent consciemment des mélodies pop pour faire passer leur pilule de flakka. Je suis pris de flashback, j’ai de nouveau 16 ans, bourré de testostérone, et prêt à commettre quelques actes de vandalisme mineur (Thug life). Soudain, par le plus heureux des hasards, un slow salutaire apporte quelques minutes d’accalmie m’empêchant de mettre mes menaces à exécution.

Courte fut cette période de convalescence. A peine le temps pour le bassiste de se délecter de son mystérieux breuvage que le docteur se remet déjà à jouer du bistouri, la langue tirée, les yeux injectés de sang. Mon cœur en manque de rythme se remet à battre sous les lourdes frappes chirurgicales du batteur. Je projette alors de lui subtiliser un échantillon d’ADN, afin de parachever ma potion de talent pur. Trop tard. Le concert se termine comme il à commencer « A donf ! » face à un public désormais conquis.

 

Jour 2 : Vendredi 08.09 - La Mécanique ondulatoire. Paris-Bastille

On continue le festival en ce vendredi pluvieux, mais m***, ce n'est pas un peu de flotte et des problèmes de transports qui vont nous faire louper cette soirée ! J'avais envie de lever la tête, tendre mes bras vers le ciel et crier : "C’est tout ce que t’as ?”

On se chope notre sacro-sainte pinte, et on se dirige en bas : Dweamz ouvre pour cette seconde soirée. Leadé par une chanteuse plantureuse, le groupe enchaine les morceaux que l'on sent bien rodés. Le public se chauffe sous leurs mélodies psyché-pop parfois dissonantes mais juste à la fois. D'après ce que j'ai compris, c'était leur premier concert, et ce fut une bonne première partie pour nous autres !

Loolie and the Surfing Rogers montent sur scène, mais un contretemps a l'air de les déranger. Mat le rouge, saxo du groupe, imposant dans son costard, chemise au col pelle à tarte façon mafieux sorti tout droit d'un film de Scorsese, gominé impeccable, remonte au niveau supérieur de la Méca. Il redescend avec une fille que j'avais déjà aperçu (comme chacun d'entre nous ce soir je pense) et dont le style vestimentaire me paraissait inhabituel pour cet endroit si...atypique. Robe courte zébré noir et blanche, haut talon. Je l'avais vu rentré plus tôt dans les coulisses et en ressortir. Aucunes pensées salaces je vous rassure, mais un goût de jalousie "pourquoi elle et pas moi ?"...les clichés ont la vie dure : C'était la chanteuse de ce projet surf-reggae-soul. Charismatique malgré sa taille, au côté de Matt le rouge. Mais même la montagne tremblerait comme un chien qui chie face à lui.

Leur musique mi-sensuelle, mi-dansante fait monter la fièvre du public. Je jette un œil autour de moi, ça danse, certains s'enlacent. Dans 9 mois la démographie explose. Ils s'accaparent la scène d'une façon remarquable et m'ont fait revivre une époque que je n'ai malheureusement jamais vécu, notamment grâce à leur titre d'ouverture, "Tell Me Why". Décidément c'est une très bonne soirée !

Désormais, l'odeur de gomina, de sueur et de bière trône dans les sous-sols de la Méca. Ah, je l'ai déjà senti cette odeur. M'aurait-on bandé les yeux et fait venir ici que j'aurai su que les Howlin Jaws allaient monter sur scène.

Ce trio rockab’ enflamme la cave, le mercure augmente jusqu'au morceau de rappel, une reprise de Devo, The Girl You Want. De quoi mettre tout le monde d'accord, même les 3-4 gars derrière nous qui n'arrêtaient pas de gueuler jusqu'ici. Contrebasse, guitare, batterie. Basta ! Assez pour nous renvoyer dans les 50s’!

Instant promo : Leurs deux EP 45 tours sont évidemment disponible sur le site www.weareiuris.com ce qui vous permettra de les réécouter sans pub, en illimité ! Pour peu que vous soyez équipé d'un simple mange disque ou de la sono la plus évolué, vous transpirerez tout autant !




Dernier jour : Samedi 09.09 - La Mécanique ondulatoire. Paris-Bastille

J’arrive avec un peu de retards, alors sans préliminaire je me précipite à l’intérieur. L’endroit m’est désormais familier et ma technique plus affiné. Je repère les interstices, les failles dans la foule, je me faufile, détourne l’attention, et me voilà rapidement un verre à la main, la main tamponnée. Cette soirée à une saveur particulière, serait-ce parce qu’elle est la dernière ?  Les Wave Chargers y sont sans doute pour quelque chose... Chez Iuris on m’en parle depuis toujours, la légende voudrait qu’ils soient des bêtes de scène.

Conditionné par l’imagerie surf, ainsi que par l’attente éthylique, mon cerveau se met à divagué :
La voute de cette cave parisienne prend des couleurs et vire au bleu azur. Suis-je dans le rouleau de la vague ? Ou est-ce encore l’interprétation poétique d’un tête à tête avec le siphon de mes WC ? Voilà ma réponse, les Waves rapplique. Rouflaquette, haut rayés et croix de Malte, pas de doute c'est bien eux.

Dès les premières notes, le sons puissant et chaleureux de leurs amplis me soufflent déjà un sirocco qui me remet les idées en place. Devant moi les corps caoutchouteux de ces dames se dandinent, je danse et pense à présent comme Patrick Coutin. Les titres s’enchainent, quand soudain, le temps change. Il fait lourd, les morceaux se chargent en électricité et deviennent menaçant. Tout comme moi les notes s’étouffent, je vis alors une asphyxie érotique dont la tension touche à son paroxysme. Lorsqu’enfin, en une réverbération libératrice l’orage éclate et propage une onde de bonheur qui m’envahi et m’arrache ce cri : Je joui !!! Ces bougres ne me m’ont pas menti.

Le guitariste et chanteur Francis Viel s’avance au micro tel un speakers américain. Il nous rappelle combien cette soirée est particulière, en effet c’est l’anniversaire de Samy the Kay le bassiste. Pour l’occasion ce dernier nous fait le présent de sa voix le temps d’une chanson. Les instruments se muent en Colt-Thompson modèle 1921 dont les rafales nous criblent de joie. J’ai désormais envie de tout quitter, de partir à l’aventure, pourvu que ce soit dans un cabriolet volé : Allez bye-bye Iuris, et sa bande de $%#*!!

Sur la route on embarque Mat le Rouge, saxophoniste, et on fait un petit tour du côté de chez Charles Ray (What I said). Arrivé à destination, alors que l’on nous invite à descendre, nous nous levons comme un seul homme dans un grand élan de protestation. Face à notre détermination sans faille, les Waves se montrent compréhensifs, et nous font l'honneur d'être les premiers à surfer leur nouvelle vague.

 

Instant promo : Leur EP 45 tours est évidemment disponible sur le site

Les adieux s’annoncent déchirant, alors Francis (guitare, voix) fit ce qui devait être fait et nous dit « Barrez-vous ! ». Que nous est-il arrivé ? Il y a quelques minutes encore, nous étions tes "p’tits chats" ? Une bête de scène pour sûr, mais quel goujat !
 
Ainsi s’achèvent l’épopée rocambolesque de nos joyeux drilles au Paname Rock n’Roll Revue. Certains indices nous laissent à penser qu’il y aura une seconde édition l’année prochaine. Le succès de l’expérience, ainsi que le “#1” sur l’affiche en sont les principaux indicateurs.
Mais que serons-nous devenus d’ici là ? Aurons-nous réussi à développer une technologie permettant de contrarier Mme Laborde et sa détestable météo du mois de septembre ? Verrons-nous l’avènement d’un nouveau type d' homme-orchestre pourvu d’empathie ? Notre espèce saura-t-elle survivre à l’invasion des arachnoïdes qui, nous le savons, sont déterminés à éradiquer le genre humain par l’érotophonophilie le 15 décembre 2017 à 14h03 ?


En l’attente de ces réponses nous pouvons continuer à rêver sur www.weareiuris.com, dernier bastion de résistance pour une musique libre vers un Nouvel Age Réminiscent !

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