February 13, 2018

January 17, 2018

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Iuris investie la scène

February 13, 2018

 

 

 

 

À l’heure où la Marne inonde peu à peu les berges de Joinville-le- Pont, contraignant le grand Gégène à troquer ses moules-frites contre son moule-bite, un petit pub d’irréductible Irlandais ouvre ses portes à Iuris pour sa première soirée live. Le Soul Cat, mon Winchester, est aujourd’hui plus que jamais l’île enchantée des noctambules de l’Est parisien. J’ai grandi avec ce lieu et tout comme lui je n’ai jamais vieilli, sans doute y a-t-il quelque chose de spécial dans les burgers, les verres, ou dans les éclats de rire des barmen. Quoi qu’il en soit, il ne pouvait y avoir d’endroit plus symbolique pour jeter Iuris dans le grand bain de la nuit, alors on se devait de faire quelque chose de grand…

Volutes sont les premiers à s’avancer sur la planche, leur EP avait su me surprendre et j’ai hâte de pouvoir mettre des images sur les mots que je leur ai précédemment dédiés.
Une fois n’est pas coutume, me voilà surpris. Le chanteur se lance dans une allocution difficilement intelligible, la voix robotisée, la face couverte d’une cagoule sans orifices. Je repense à mon enfance, à cette horrible sensation du contact laineux entourant mon visage froid...
La musique reprend ses droits, et les premiers sons bien rythmés me font très vite oublier ce mauvais Flash-back. Le chanteur capte mon attention par sa présence scénique, animant les textes comme des ombres chinoises. Sa voix puissante, subtilement ornée d’effets bien maîtrisés finit par me convaincre de la sincérité de ses mots. Remarquant enfin l’absence du guitariste, je prends alors conscience du brillant jeu de basse qui est parvenue à me faire oublier ce détail durant une bonne partie du concert. Les musiques s’enchaînent bien et forment un set cohérent, il est composé de beaucoup de nouveaux titres qui sont autant d’oiseaux de bon augure
pour leur nouvel EP.

Ils m’avaient conquis lors de leur dernier live au Bus Palladium, mais quand on a goûté à Motor Kids on en redemande. C’est donc l’occasion rêvée de les voir dans une ambiance plus conviviale.
Le bar est déjà bien rempli quand ils prennent possession de la scène, alors comme pour foncer dans la foule ils entament le concert avec « Yellow Dream ».
Se jouant des bons riffs et autres solos avec une grande facilité, les kids survolent leur set avec décontraction. La proximité avec le groupe apporte une saveur particulière à la performance permettant de saisir toute la complicité du trio. Nous sommes les spectateurs privilégiés d’une répét’ très bien rodée. Le plaisir qu’ils ont à jouer ensemble est communicatif, il n’y a qu’à voir le sourire aux lèvres des têtes qui se balancent. Cela devient flippant, les gens autour de moi semblent avoir été empoisonnés au Venin Joker, et voilà que sur mon visage aussi se fige ce rictus.
À la demande du sosie officiel de Jean Neige (VF), les Kids nous offrent une dernière danse et l’un des grands moments de la soirée avec « I want it all ». Le refrain d’abord repris en cœur par les fans de la première heure se propage comme onde dans la salle. Christophe (Volutes), Arthédone et d’autres, emportés par la houle, s’invitent au micro pour notre plus grand plaisir. On chante ensemble, nos liens et nos verres entre nos doigts se resserrent.

C’est dans ce grand rituel incantatoire au Saint-Esprit de tous les pubs que s’achève le dernier concert. Notre voix fut entendue, il était grand temps de faire parler les corps. Pour l’occasion les DJs de IURIS nous avaient préparé une sélection aux petits oignons, un guide Michelin de la musique rock, funk et électro. Je me souviens de voir d’adorables silhouettes s’entrechoquer, ce n’est pas très clair, je préfère ne pas en parler.

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